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Qui suis-je ?

Adolescente de banlieue s’étant réfugiée dans l’anonymat de la grande ville, amoureuse du béton et des graffitis qui ornent les rues parfois trop grises, je suis maintenant une trentenaire qui a choisi le Centre-Sud, quartier pauvre de Montréal, pour y élever mon fils. Étudiante en communication à l’Université du Québec à Montréal, j’aspire à une profession en journalisme avec la même intensité qu’une jeune prépubère qui vient de découvrir le monde. Que ce soit sous un pseudonyme ou sous mon vrai nom, mes écrits sont alimentés par une fougue qui me caractérise. Je m’implique bénévolement auprès de différents organismes, que ce soit pour promouvoir les blogueurs montréalais, participer à la vie scolaire ou démystifier l’homosexualité et la bisexualité.

Qu'est-ce que je lis ?

J’aime les femmes et les hommes qui se démarquent dans leur vision et leur façon d’écrire. Nelly Arcan, Amélie Nothomb, Virginie Despentes, Bernard Werber, Isaac Asimov. Particulièrement touchée par Amours risibles de Kundera et Aliss de Patrick Senécal, je suis une lectrice qui a besoin de repères pour apprécier les livres, ne serait-ce qu’un tout petit élément se rattachant à ce que je suis, ce que j’ai été ou ce que j’observe. Ça prend de l’humain avec tout ce qu’il sous-tend de bien et de mal. J’aime surtout les livres qu’on m’offre lorsqu’on croit m’y reconnaître ou en guise de fenêtre ouverte sur la personne qui donne le bouquin. Les livres que l’on offre ont toujours une symbolique intéressante.

Qu'est-ce que j'écris ?

Blogueuse éclectique, j’écris d’abord des billets. J’écris souvent pour ébranler les structures et les pensées acquises des cultures. Je m’écris parfois pour me faire séductrice, mais toujours pour démontrer au monde que les imperfections constituent les plus belles qualités de l’humanité. Je n’écris jamais pour me tempérer, toujours pour pousser plus loin les limites de mon imaginaire ou les réflexions sur ce qui a déjà été dit ou écrit. Je n’invente rien. Tout est ailleurs. Mais je transforme à ma guise ce qui m’entoure pour en faire des éléments que je fige sur du papier ou un écran, selon tout ce qui m’a conditionnée en tant que bête de foire, vivant toujours un pied en marge de la société sans jamais la renier en entier. Je n’aime pas les moules.



EXTRAITS