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L’Imagiaire des pimprenelles


Un recueil de pictopoèmes de LauBer
 

C’est un plaisir énorme de voir ce qu’un poète peut tirer des images que l’on a prises. Je me trimbale presque toujours, quand je suis en nature, avec un appareil à la main. Ce n’est pas compliqué, il suffit d’être vagabond, amoureux de tout, gourmand, le nez en l’air et le regard filant dans les coins. Les photos sont parfois bonnes, parfois mauvaises, mais rarement ratées : il suffit alors de promener dedans un recadrage, et l’on y découvre des scènes.

Il suffit ensuite que, avant d’offrir l’image ainsi constituée à son ami Laurendeau, Berger y promène le cadre d’un titre, pour que le poète y découvre alors des mondes, et nous les offre en retour.

Ainsi dialoguent les humains, en papotage sur les formes et les profondeurs de l’Univers. Leurs paroles se font lettres ou peintures, sculptures ou musiques, et c’est tout ça qui est l’Art et c’est pour ça que nous autres d’ÉLP vivons, baignant dans la chaude lumière des muses en farandole.

Première diffusion le 20 novembre 2014
3,49 € - 4,59 $ca sur 7switch | Poids moyen | Poésies
ISBN : 978-2-923916-90-3


Plus d’infos


 

Un échantillon :

Une marine

Une petite marine, Une grande marée
Tendrement enquiquine,
Follement fait rêver.
Bateau, la table est mise.
Chapeau, c’est pour le mieux.
Aujourd’hui, c’est la petite mine grise.
Demain, ce sera la grande bleue.
Duke Ellington disait
 Et je n’invente pas ça 
Qu’un ciel orageux c’était jamais
Qu’un paquet de nuages
Passant entre un ciel bleu et nous.
C’était là le mot du petit penseur sage
Qui dormait au fond du grand musicien fou,
Là où justement, de fait, clapotait une marine.
Une petite marine,
Une grande marée
Tendrement l’enquiquinait
Follement le faisait rêver
Pendant qu’il composait
Mood Indigo.
La table est mise, bateau.
C’est pour le mieux, chapeau.
Une marine, c’est beau,
C’est frais et c’est sans âge,
C’est aussi éphémère qu’un nuage
Ou qu’un petit air tempéré de piano
Joué sur un rivage
Avec des récifs comme touches,
Sous un orage que, du revers de la main, l’on mouche.
 


 

Un autre échantillon :

La chanson de Saint-Samson

Voici le temps de l’automne,
Des sonnailles, des moissons.
Il faut refaire la chanson
De Saint-Samson.

Les feuilles ont pris des couleurs
Et elles valsent sur l’horizon.
Il faut refaire la chanson
De Saint-Samson.

Le fruit d’amour devient dense.
Et il se rue dans la danse.
Il faut refaire la chanson
De Saint-Samson.

Jouissons car l’hiver approche.
Il vient réclamer sa rançon.
Il faut refaire la chanson
De Saint-Samson.

Saint-Samson danse comme un dingue
Avec Dalida comme de bon.
Il faut refaire la chanson
De Saint-Samson.

L’automne c’est la folie des âges
Qui s’éclatent juste avant de claquer.
Il faut refaire la chanson
De Saint-Samson.

Il faut s’y ruer sans gamberge.
C’est une manière de fatalité.
Il faut refaire la chanson
De Saint-Samson.

Voici le temps de l’automne
Chantons et que rien nous étonne.
 

 

 

Livres publiés


LauBer : L’Imagiaire des eaux et des pierres
LauBer : Des assemblages à l’intégration
LauBer : L’Imagiaire des pimprenelles
LauBer : L’Imagiaire vergner
LauBer : Assemblages