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Un matin d’été sur le port

 



Ayant vaincu la nuit, l'aurore toute molle

Semble un long drap laiteux piqué de veines d'or,

Comme si jusqu'au sein de la blancheur qui dort,

Des fils de diamants tissaient une auréole.

 

Puis vaporeuse et blonde à la pointe du môle,

Tout à coup la nue ivre éclabousse le port

Et le vent secoué d'un magique transport,

Déguste à l'infini la lumière qu'il frôle.

 

Les barques scintillant sur le tapis des eaux,

Avec sublimité, vibrent de chants d'oiseaux ;

Le grand ciel ingénu fait pétiller chaque âme ;

 

Et le soleil toujours plus vaste et glorieux,

Dans la tiédeur marine où se jette sa flamme,

Caresse longuement tous les cœurs et les yeux.




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